La méthode générale· version 1.0
Comment on relève
Ce texte est écrit pour deux lecteurs qui font la même besogne : la personne qui relit un programme un soir, et l'outil que son contributeur conduit à sa place. Il n'y a pas une manière pour l'une et une autre pour l'autre. Ce que ce texte demande, la base le vérifie à l'écriture — et ce qui n'est pas tenu est refusé aux deux.
Comment ce travail se fait
Ce texte est la méthode en vigueur. Il est écrit pour deux lecteurs qui font la même besogne : la personne qui relit un programme un soir, et l'outil qu'un contributeur conduit à sa place. Aucun des deux n'a de régime de faveur. Ce que la méthode demande, le site le vérifie à l'écriture — la règle du passage copié, les types de documents, qui publie — et ce qui n'est pas tenu est refusé, à tout le monde, par la base.
Ce que le site tient, et rien d'autre
Une donnée publiée porte trois choses : un auteur nommé, un document d'où elle est tirée, la décision nominative d'un instructeur. Pas de moyenne, pas de note globale, pas d'adjectif. Le site écrit ce qu'un document dit ; il n'écrit pas ce qu'il en pense.
Trois moments, trois mains. Un contributeur (ou l'outil qu'il conduit) relève. Le titulaire du poste relit ligne par ligne. Un instructeur publie. Un relevé qui saute un maillon ne passe pas : un jeton d'écriture ne valide rien, n'envoie rien, ne publie rien.
Commencer par désigner la commune, pas par chercher
Une commune se désigne par son code officiel, pas par son nom : il existe des dizaines de Saint-Pierre et de Valbois, et des communes portent le nom d'une autre. Le code et la population viennent du service géographique de l'État, `https://geo.api.gouv.fr` ; le site les relit lui-même avant d'écrire quoi que ce soit sur une commune qu'il ne suit pas encore.
Le nom seul ne suffit pas à trouver le code. La page de la mairie, le site de la commune, ou une recherche sur `https://www.data.gouv.fr/api/1/datasets/?q=` suivie du nom donnent souvent le code sans l'écrire explicitement : il faut le lire quelque part, pas le déduire d'un département.
Où chercher, dans quel ordre
Qui est élu. Le nom, la fonction et les dates du mandat — c'est tout ce que le site publie sur une personne : ni adresse, ni courriel, ni téléphone. Le conseil municipal est d'abord sur le site de la commune (page « votre mairie », « le conseil municipal », « les élus »). À défaut, les jeux de données publiés sur data.gouv.fr, qui viennent du répertoire national des élus tenu par le ministère de l'Intérieur et les préfectures : ils sont renouvelés par trimestre, et une erreur ne se corrige pas sur la plateforme, mais par courriel à la préfecture du département. Un mandat qui a changé de titulaire en cours de route se date : on écrit qui tenait la fonction quand la décision a été prise.
Ce qui avait été écrit. Le texte que les électeurs ont eu en main : le site de campagne de la liste arrivée en tête, la page que la mairie a consacrée au programme, le document distribué ou téléchargeable, l'article qui le reproduit en entier. Il n'existe pas de jeu de données national des programmes municipaux — une recherche sur le portail public n'en rend aucun : c'est précisément pourquoi ce travail se fait par quelqu'un, où que ce soit, et pourquoi un contributeur peut y envoyer son propre outil. Un article qui résume n'est pas le texte : on garde ce qui permet de lire la phrase, pas ce qui dit qu'une phrase existe.
Ce qui a été fait. Les délibérations du conseil municipal et leurs comptes rendus, les arrêtés du maire, le budget et ses décisions modificatives, les rapports annuels, les publications obligatoires. Chaque commune a sa façon de publier, et deux communes ne publient ni la même chose ni au même rythme. Une délibération absent d'un site n'établit pas qu'elle n'a pas eu lieu.
Ce qui a fait obstacle. Un refus de l'État, d'un établissement public, d'un bailleur, d'une décision de justice : nommer l'autorité, la nature de l'obstacle, la source. Faute de ces trois éléments, rien n'est écrit.
Un mot sur les sites qui se défendent : plusieurs pages publiques — celles d'un ministère, par exemple — refusent les lectures automatisées. Ce n'est pas une raison pour citer de mémoire. Un humain lit la page et en donne l'adresse ; le site ne relit que ce qu'il peut joindre et lire.
Ce qu'on garde d'une source
Cinq choses, jamais moins : ce qu'est le document (son titre, pas « source »), sa nature, son adresse, la date à laquelle il a été lu, et l'empreinte du contenu qui a été reçu. Une copie archivée s'y ajoute quand elle existe.
Les natures ne se valent pas, et le site le sait : une délibération ou un arrêté établit plus qu'un compte rendu, qui établit plus qu'un article de presse, qui établit plus qu'une page de présentation. Le niveau de preuve est calculé de là, jamais saisi à la main. Le vocabulaire exact des natures est publié à l'adresse que la méthode expose ; il n'y a pas de catégorie « autre » commode pour ne pas choisir.
Le site ne stocke pas le corps des documents et ne le montre pas. Il relit à la demande du contributeur, vérifie le passage, garde l'empreinte. Un document dont il ne peut pas tirer de texte — un scan, un PDF image — ne peut pas être vérifié : on cite la page qui porte le texte, pas le fichier qui le contient en image.
Ce qu'est un engagement suivi
Ce que le texte dit que la commune fera. Quatre choses à la fois : une action désignée (quelque chose qui peut être fait ou ne pas être fait), imputable à la commune, datable ou chiffrable dans le texte, et écrite dans le document d'origine.
Ce qui n'en est pas : une intention (« nous serons attentifs à »), un vœu sans objet précis, une généralité de contexte, une phrase reprise d'un document qui ne l'engage pas. Ces phrases existent dans les programmes, souvent en grand nombre. Elles ne sont pas des erreurs de relevé : elles sont ce que le programme contient de moins vérifiable, et le site a un état pour le dire — non mesurable — qui décrit la phrase, jamais l'action de la commune.
Ce qu'est une promesse, et pourquoi ce mot ne sort pas d'ici
La question posée est presque toujours celle-là : qu'a promis un candidat pour cette ville. Le site y répond par le texte : la phrase du programme, le document, la date, l'état constaté et ce qui l'établit.
Le mot « promesse » n'écrit jamais un libellé produit ici. Il est dans la liste que la base oppose à l'entrée, avec, pour plusieurs termes, la place où ils conviennent. Ce n'est pas une coquetterie de langage : promettre est un acte dont on ne peut pas dire s'il a été tenu en constatant une dépense ou une délibération ; la phrase écrite, elle, est vérifiable. La liste des termes refusés, ce qu'on met à leur place et pourquoi, est publiée à l'adresse que la méthode expose — un outil la lit avant de relever, une personne la lit avant d'écrire.
La règle qui commande tout le reste
Le passage est copié. Pas résumé, pas reformulé, pas « corrigé de la ponctuation », pas raccourci d'un quart de phrase. Le site relit le document et vérifie que le texte s'y retrouve mot pour mot.
Un seul écart est admis, celui que laisse l'extraction du texte d'une page : retours à la ligne et espaces multiples, repliés en un espace unique. Ni les accents, ni les majuscules, ni les guillemets, ni les tirets. Un passage qui n'est pas dans le document retourne « à revérifier », et emporte avec lui la validation qui avait été accordée.
Entrer dans le périmètre, publier
Une commune n'est pas suivie par convenance. Le critère d'entrée est publié à l'avance, le même pour toutes — le changer est une nouvelle version de la méthode, pas l'acceptation d'une commune — et il est consigné sur la fiche de la commune avec sa date d'entrée.
Un contributeur, ou son outil, propose une commune qui n'est pas suivie : le code est confronté au référentiel officiel à l'écriture, la fiche arrive tenue (nom, département, population), et la commune attend. Elle n'entre que sur décision nominative d'un administrateur, qui reprend le critère publié. Un outil ne fait pas entrer une commune ; il dit qu'elle manque.
Une ligne qui a été relue par son titulaire devient une proposition signée de lui. Elle attend un instructeur. Personne ne publie en ayant relevé.
Pour un outil de relevé
Le paquet d'instructions est le contrat d'écriture : il dit ce que la base tient, ce qu'elle refuse, et pourquoi une ligne est refusée. Il se relit à `GET /poste/paquet`, il ne contient aucun secret et aucun jeton. Un jeton ne s'obtient qu'en ouvrant un poste depuis l'espace d'un contributeur, il est montré une fois, et le poste porte la version de la méthode qui a été remise ce jour-là.
Ce qu'un outil ne fait pas, même s'il le peut techniquement : il ne valide pas, il n'envoie pas, il ne révoque pas, il ne publie pas, il n'écrit pas une commune dans le périmètre, il n'écrit aucune coordonnée d'aucune personne, il ne dépose pas plus d'une ligne par écriture.
Ce que cette méthode ne couvre pas
Elle ne dit pas si une commune est bien gérée, ne compare pas les communes entre elles, ne prévoit rien. Les limites de ce travail — ce qu'il ne peut pas dire, et pourquoi — sont écrites sur la page des limites, et elles ne sont pas une précaution de style.
Ce que la version en vigueur publie
Critère d'entrée dans le périmètre — Commune dont le programme de la liste élue est intégralement lisible à une adresse publique que le site peut relire, et dont le conseil municipal est désignable par une source publique.
Ce qu'est un engagement suivi — Ce que le texte dit que la commune fera : une action désignée, imputable à la commune, datable ou chiffrable dans le texte, et écrite dans le document d'origine.
Ce qui a changé — Première version publiée : la méthode générale — où chercher les élus, ce qu'on garde d'une source, ce qu'est un engagement suivi, ce qu'est une promesse —, le critère d'entrée dans le périmètre et la définition d'un engagement suivi. Le même texte pour la personne qui relit et pour l'outil du contributeur.
Publié le 18 octobre 2026. Une version publiée ne se réécrit pas : la suivante dit ce qui change, et les évaluations déjà publiées gardent la leur.
Un contributeur qui veut y envoyer son propre outil ouvre un poste de travail depuis son espace et lui donne le paquet d'instructions — la même doctrine, écrite pour une porte d'écriture. Un jeton écrit : il ne valide rien, n'envoie rien, ne publie rien.
Les règles du dépouillement et ce que ce travail ne peut pas dire sont écrites ailleurs, et ne sont pas une précaution de style.